Résumé de l’article
Au moins 52 morts dans des bombardements israéliens sur la bande de Gaza, dont 33 dans une école
Le bilan du "massacre de l'école Fahmi AlJarjaoui" de Gaza-ville (nord) est "d'au moins 33" morts "avec des dizaines de blessés, principalement des enfants", a indiqué le porte-parole de la Défense civile. Des images de l'AFP montrent dans la matinée des résidents de l'établissement, à la cour occupée par des tentes dont de nombreuses détruites, inspecter les dégâts.
L'armée israélienne a dit avoir visé "des terroristes de premier plan qui opéraient dans un centre de commandement et de contrôle (...) dans une zone qui servait auparavant d'école". Elle accuse régulièrement le Hamas d'opérer à partir d'écoles ou hôpitaux - qu'elle a visés à plusieurs reprises - ce que ce dernier nie.
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Une maison bombardée à Jabalia
La Défense civile a ensuite fait état de 19 personnes tuées dans un bombardement israélien sur une maison de Jabalia, également dans le nord de la bande de Gaza.
L'armée a aussi fait part du tir de trois "projectiles" depuis le sud de la bande de Gaza, affirmant avoir intercepté l'un deux et que les deux autres sont tombés dans le territoire palestinien.
Ces nouvelles frappes meurtrières interviennent alors qu'Israël intensifie son offensive dans le territoire palestinien dévasté et en proie à une catastrophe humanitaire, malgré les pressions internationales croissantes.
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Rompant une trêve de deux mois, Israël a repris son offensive mi-mars, et intensifié ses opérations militaires le 17 mai, dans le but affiché d'anéantir le Hamas - dont l'attaque en Israël le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre - , libérer les derniers otages et prendre le contrôle de la bande de Gaza.
Confusion concernant une nouvelle trêve
Le mouvement islamiste palestinien Hamas n'a pas accepté la dernière offre de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, ont affirmé lundi les services de l'émissaire américain pour le Moyen-Orient Steve Witkoff. "Ce que j'ai vu du Hamas est décevant et complètement inacceptable", a déclaré l'émissaire.
"Le Hamas a accepté la nouvelle proposition de l'émissaire américain Steve Witkoff, reçue via les médiateurs", avait affirmé à l'AFP une source au sein du mouvement islamiste. Le Qatar, l'Egypte et les Etats-Unis jouent le rôle de médiateurs dans ce conflit.
La proposition prévoyait, selon cette source, "une trêve de 70 jours en échange de la libération de dix otages en deux temps. Durant la trêve, des négociations commenceront sur un cessez-le-feu permanent avec des garanties américaines".
Selon une autre source palestinienne proche des négociateurs, "10 otages israéliens vivants retenus par le Hamas seront libérés en échange d'une trêve de 70 jours, d'un retrait partiel (israélien) de Gaza (et) de la libération d'un grand nombre de prisonniers palestiniens".
agences/ebz
Le chancelier allemand Friedrich Merz durcit le ton face au gouvernement Netanyahu
Le chancelier allemand Friedrich Merz a menacé lundi le gouvernement Netanyahu de ne plus continuer à le soutenir en raison de l'intensification de l'offensive de l'armée israélienne à Gaza.
"Je ne comprends franchement pas ce que l'armée israélienne est en train de faire dans la bande de Gaza, et je ne vois pas quel est son objectif en affectant la population civile de la sorte, comme cela a été de plus en plus le cas ces derniers jours", a déclaré Friedrich Merz lors d'un entretien à la chaîne de télévision publique WDR à Berlin.
"On ne peut plus le justifier par une lutte contre le terrorisme du Hamas", a ajouté le dirigeant allemand, fustigeant avec une rare fermeté les actions d'Israël, dont Berlin est l'un des plus fidèles alliés avec les États-Unis.
"Nous avons tout intérêt à rester aux côtés d'Israël et, inversement, je crois que l'Allemagne reste le partenaire le plus important en Europe, et je souhaite qu'il en soit ainsi, mais le gouvernement israélien ne doit rien faire que ses meilleurs amis ne soient plus prêts à accepter", a encore averti le dirigeant allemand.